La coopération scientifique internationale
constitue un élément essentiel du système
national de recherche. A l’heure de la
globalisation, l’ouverture des chercheurs vers
le monde extérieur reste vitale pour la qualité
et la performance de leurs travaux grâce,
notamment, à des échanges avec leurs pairs
nationaux ou étrangers effectuant des travaux
similaires ou complémentaires. Dans ce contexte
et sur la base d'accords scientifiques existant
avec l'Afrique du Sud, nous avons travaillé à
dynamiser cette coopération en élargissant les
domaines d'intérêts stratégiques communs et en
identifiant des mécanismes adéquats pour la
mobilité des chercheurs.
Co-présidence de la Réunion de
travail au CSIR avec les responsables
Sud-Africains des centres de recherche
(Pretoria, le 26.01.2010)
Coopération Algérie- Afrique du Sud:
La République d’Afrique du Sud dispose d’un
système de recherche scientifique performant
associant des universités et centres de
recherche spécialisés touchant les domaines de
l’agriculture, de la médecine, de l’industrie,
de l’extraction minière, etc.) avec en sus une
parfaite expérience dans le développement de
programmes de coopération entre secteur public
et secteur privé, mais également des partenaires
internationaux. Ce n’est pas un hasard si ce
pays produit à lui seul près du tiers des
publications scientifiques du continent et
occupe la première place d’Afrique dans de
nombreuses disciplines. Les universités ne sont
pas du reste comme le montre le dernier
classement établie par Ranking Web of African
University en 2010 où les institutions
Sud-Africaines occupent les huit premières
places dans le palmarès du top 10. Sur le plan
de la production scientifique, ce pays à lui
seul totalise presque 30% de publications du
Continent, en occupant la première place dans de
nombreuses disciplines. Les principaux
indicateurs du système Sud Africain de recherche
scientifique sont :
-
Un Département Sciences et Technologie (DST)
qui coordonne les actions menées par plusieurs
organismes de gestion de la recherche
scientifique ;
- Un Conseil
National pour la Recherche Scientifique et
Industrielle (CSIR) ;
- Un financement
du système national de la recherche scientifique
et du développement technologique (RSDT) qui
s’élève à 0,97% du PIB en 2007/2008. Il est à
noter que 60% de ce financement provient du
secteur privé, 20% des fonds propres des
universités et uniquement 20% du gouvernement ;
- Un réseau
universitaire constitué de 23 universités et
plus de 20 centres publics de recherche.
L’effectif des étudiants avoisine les 800 000 ;
- Des actions
prioritaires de recherche s’articulant sur la
bio économie (plantes médicinales), sciences et
technologies spatiales, énergies (surtout
renouvelables), changement global (climatique),
dynamiques sociale et humaine.
De nombreuses conventions
de coopération lient l’Algérie à l’Afrique du
Sud, favorisées par l’existence de la haute
commission bilatérale qui bénéficie d’un fort
soutien politique des dirigeants des deux pays.
La recherche scientifique occupe une place de
choix et couvre divers domaines tels que la
Technologie du laser, la Biotechnologie, les
Technologies de l’information, l’Environnement
et la gestion des ressources en eau, les Micro –
satellites, les Technologies de radiation,
l’Exploration et la valorisation des minéraux,
mais également le chapitre de la lutte contre la
pauvreté. La convention de coopération
scientifique
bilatérale signée pour la période
2003-2007 étant arrivée à terme, la DG-RSDT a
répondu favorablement à l’invitation de la
Direction Générale de la Recherche d’Afrique du
Sud pour définir les contours du nouvel accord
avec un élargissement des champs disciplinaires,
et la mise en œuvre de nouveaux mécanismes
réalistes d’échange en tablant sur un transfert
du savoir et une mobilité accrue des
chercheurs. Ce processus qui s’est étendu sur
cinq mois, s’est soldé par la signature le 26
mai 2010 de six accords entre l’Algérie et l'Afrique
du sud, dont celui consacré à la recherche
scientifique et au développement technologique.
A propos de l’accord sur la
Recherche Scientifique et le Développement
Technologique :
L’accord prévoie
de renforcer la coopération dans les thématiques
suivantes en plus de celles concernant le
nucléaire avec le Commissariat à l’Energie
Atomique (COMENA) et le spatial avec l’Agence
Spatiale Algérienne (ASAL):
• Les Technologies du Laser
• Les Sciences & Technologies spatiales
• Les Technologie Radioactives
• Les Nanotechnologies
• Les Nanotechnologies & Sciences des matériaux
• Les Technologies de l’Information et de la
Communication
De nouveaux
domaines de coopération ont été identifiés dans
les Sciences Médicales, les Sciences Sociales et
Humaines ainsi que le Système de Connaissances
traditionnelles (plantes médicinales).
Concernant les modalités de coopération, il a
été convenu d’arrêter les mécanismes suivants :
• Projets de recherche conjoints par appels
d’offres (juin 2010)
• Echange de Programmes Scientifiques et de
chercheurs
• Conférences & manifestations Scientifiques
communes (bi-annuelles)
Les deux parties ont convenu des financements
pour la coopération à hauteur de 1 Million $
par année et se sont mises d’accord sur le
principe que chaque pays prendra en charge le
transport de ses chercheurs, les frais locaux
seront à la charge du pays qui reçoit. Par
ailleurs l’idée de la création en Algérie d’un
centre de recherche de pointe qui consacrera la
coopération entre les deux pays dans le domaine
des nanotechnologies a été entérinée. Ce centre
profitera aux compétences des deux pays et devra
s’ouvrir à tous les scientifiques africains. La
conférence sur la recherche conjointe qui sera
organisée par la DG-RSDT en novembre 2010
marquera le démarrage effectif des actions
identifiées.
Réunion de
travail avec la DG-Recherche,
- Dr Phil Mjwara Director-General DST (Co-Chair)
- Dr Thomas Auf der Heyde Deputy DG-DST
- Ms Lindiwe Lusenga Chief Director, DST
- Ms Anneline Morgan Director, DST
- Ms Tugela Matubatuba Assistant Director, DST
- Pr Malik Maaza,
iThemba LABS-National
Research Foundation of South Africa
Visite de travail
au centre de calcul intensif, (Meraka Institute
et le CHPC),
- Pr
Mokhtar Sellami, DG-RSDT
- Pr Mohamed Bouhicha DG-RSDT
- Pr Nadjib Badache, CERIST
- Mr Bongani Maseko Deputy
Director, DST
Réunion de travail entre Mme
Grace Naledi Mandisa Pandor, Ministre de la
Science et Technologie de la République Sud
Africaine et M. Hraouabia Rachid, Ministre de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique de la RADP : La rencontre a permis
d’échanger des points de vue sur la coopération
bilatérale à la veille de la réunion de la
Commission mixte RADP-RSA
(Le Caire, le 7 mars 2010.