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Réseau "Banque de souches et préservation
du patrimoine génétique"
Compte rendu
Journée de réflexion et d'Information sur
la Conservation du patrimoine génétique
par la création d’une banque de souches
Alger, Telemly, [ mardi 5 Mai 2009]

La Direction générale de la recherche
scientifique et du développement technologique a initié la mise en place
de réseaux nationaux sur diverses thématiques, dont celui de la
préservation du patrimoine génétique national. Dans ce cadre, une action
est initiée par des enseignements chercheurs du domaine en vue de
fédérer les compétences pour créer un réseau national de conservation et
de valorisation des ressources microbiologiques.
Le développement considérable ces
dernières décennies des techniques de biologie moléculaire et leurs
applications de plus en plus étendues aux génomes de toutes sortes
d'organismes vivants a ouvert des perspectives de développement jusque
là insoupçonnées dans nombre de domaines : santé humaine et animale,
pharmacie, productions animales et végétales, environnement...
Cependant, ces applications soulèvent de
nombreux problèmes éthiques et de réelles appréhensions sur leur impact,
supposé ou réel, sur la biodiversité et sur l'environnement de la
planète. En effet, la biodiversité des organismes vivants est connue
comme le moteur principal de leur pérennité et de leur évolution, d'où
l'importance vitale de sa préservation qui est certainement un des
principaux challenges de ce siècle.
Pour les microorganismes, il existe
depuis fort longtemps des collections de souches microbiennes qui
référencient et cataloguent des souches de références qui permettent à
la fois de préserver leur patrimoine génétique mais aussi de mettre à la
disposition des chercheurs et autres utilisateurs des souches-types
parfaitement connues. Ces souches constituent, en particulier, l’outil
fondamental des biotechnologies. L’objectif essentiel du réseau
consistera à cerner les aspects scientifiques, techniques,
administratifs et juridiques dans lesquelles une telle collection pourra
être initiée en Algérie, dans le respect des normes universelles
requises. Cette action s’inscrit dans le cadre global de la conservation
du patrimoine génétique national. Ce réseau sera doté d’un comité de
pilotage chargé de coordonner ses actions et d’un comité scientifique.
La concrétisation de ce projet sera
accompagnée par divers organismes internationaux, dont l’INRA d’Angers
qui a déjà manifesté son intérêt à ce sujet.
Dans l’immédiat et en attendant la
constitution du comité de pilotage, les initiateurs du projet proposent
les actions suivantes
-
Assurer une large diffusion de
l’information à toutes les compétences nationales en Algérie et à
l’étranger :
-
Recenser les laboratoires et unités
scientifiques ayant des travaux en objet avec la thématique du
réseau ;
-
Engager la réflexion sur les moyens
techniques et scientifiques à mettre en œuvre pour développer les
objectifs assignés ;
-
Organiser une rencontre nationale de
synthèse, chargée de finaliser le projet et d’arrêter la composante
du comité de pilotage et du comité scientifique.
A terme, une structure de recherche
spécialisée devra être mise en place pour gérer l’ensemble des services
qui lui seront liés. Une telle structure, en collaboration avec son
réseau, aura également à coordonner les activités de recherche engagées
dans son domaine.
Comité de Pilotage « Banque de souches »
Direction de la Programmation
de la Recherche,
Direction Générale de la Recherche
Participants :
Pr AOURAG Hafid, DG-RSDT
Pr SELLAMI Mokhtar, DG-RSDT
Pr BOUSSEBOUA Hacene, U.
Constantine
Pr BOULAHROUF Abedrahmane,
U. Constantine
Pr NANCIB nabil, U. Sétif
Pr BENALLOULA Said, U.
Bejaia
Pr KARAM Nourdine, U. Oran
Essénia
Dr KERKOUK Mohamed, U.
Angers/ France
Pr HACENE Hocine, USTHB
Pr HELLAL Amina, ENP
Pr SABAOU Nasserdine, ENS Kouba
La création d’une banque de souches a été, hier, le thème d’une journée
de réflexion et d’information sur la conservation du patrimoine
génétique qui s’est tenue à la Direction générale de la recherche
scientifique et du développement technologique, à Alger.
Selon le directeur général du centre, Hafid Haourag, “la création d’une
telle structure a pour objectif la préservation de la faune et de la
flore, car avec la pollution et le changement climatique, bon nombre
d’espèces ont disparu ou sont en voie de disparition. Si rien n’est
fait, elles seront perdues pour toujours”.
La rencontre a eu lieu en présence d’un panel de chercheurs et de
spécialistes en microbiologie, qui ont attesté de la nécessité de créer
une banque de souches en Algérie, tout en soulignant que “les techniques
de biologie ont connu un développement considérable et que, jusqu’à
l’heure, personne ne peut savoir l’impact de ces recherches sur la
biodiversité et l’environnement de la planète”. Car dans aucune des
applications actuelles, il n’y a suffisamment de recul pour juger
objectivement cet impact. Certes, pour les micro-organismes, il existe
depuis fort longtemps des “collections de souches” bactériennes et
autres qui référencient et cataloguent des souches qui permettent à la
fois de préserver leur patrimoine génétique, mais aussi de mettre à la
disposition des chercheurs des souches-types parfaitement connues. Par
ailleurs, l’objectif essentiel de ce réseau consistera à cerner les
aspects administratifs, judiciaires et techniques dans lesquels une
telle banque pourrait être initiée en Algérie. Pour ce faire, les
initiateurs du projet ont arrêté diverses recommandations pour assurer
une large diffusion d’informations sur les projets du comité à toutes
les compétences, que ce soit en Algérie ou à l’étranger. Le comité a
aussi insisté sur l’importance d’un plan d’action du centre à court et
moyen terme. De même, les membres du comité envisagent d’engager une
réflexion sur les moyens techniques et scientifiques à mettre en place
pour le développement du centre.
Source : LIBERTE (06/05/09) |